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vendredi 18 octobre 2013

e de la mortalité29. Par ailleurs, le courant d’émigration en direction d’Israël, des États-Unis et

) elle tombe à 2,5 en Russie d’Asie. L’urbanisation tend à dépeupler la gloubinka, ou « Russie profonde » au profit de grandes métropoles et plus particulièrement des villes de la Russie européenne.
La population de la Russie augmente légèrement depuis 2009 du fait de l'immigration, d'une hausse de la natalité et d'une baisse de la mortalité. En 2012, le taux de natalité s’établit à 13,3 ‰ tandis que le taux de mortalité s'élève à 13,3 ‰. L'indice de fécondité est de 1,7 enfant par femme. Depuis 2007, pour enrayer la diminution de la population, l'administration Vladimir Poutine octroie un capital maternité de 267 500 roubles (environ 6 300 euros) à la naissance du second enfant.
Le déficit naturel est en partie compensé par des flux migratoires en provenance des pays issus de l’éclatement de l’URSS. L’immigration, qui était dans les années 1990 essentiellement le fait de russophones, a aujourd’hui des origines plus mélangées (immigration chinoise et ouzbek)[réf. nécessaire]. En 2008, la Russie comptait quelque 10 millions d’immigrés22. La crise économique, l’augmentation du chômage et la redéfinition de l’identité russe provoquent une montée de la xénophobie dans le pays : 74 meurtres à caractère racistes ont été recensés en 2007, 114 en 200822, ce qui est à mettre en perspective avec les statistiques inférieures des autres pays européens connaissant désormais eux aussi ce phénomène.
L’espérance de vie est inférieure à la moyenne européenne pour les femmes (75 ans) mais l'est surtout pour les hommes : pour ceux-ci l’âge moyen au décès est de 63 ans23 (inférieur de 9 ans à la moyenne européenne et de 14 ans à la moyenne française24) soit un taux de mortalité de 15 ‰ pour un taux de natalité est de 9 ‰. L'espérance de vie a connu une chute dramatique pendant la période de chaos politique et économique des années 1990, à la suite de la disparition de l'Union soviétique. Cela s’explique par divers facteurs : l’alcoolisme de masse, le suicide, un système de santé déficient qui ne réussit pas à stopper le développement rapide du SIDA et la tuberculose25. Ainsi, la Russie a connu pendant la crise de la période de transition quatre fois plus de morts violentes que les États-Unis25 : en effet, elle se classait à l’époque au deuxième rang mondial pour les homicides (28,4 pour 100 000 habitants en 200026) et troisième pour les suicides (38,4 pour 100 000 habitants en 200227). L’arrivée, plus tardive qu’à l’Ouest, de certaines épidémies comme le sida explique aussi la situation : à la fin de 2005, la Russie enregistrait près de 350 000 infections au VIH28.
Face à cette situation, le gouvernement russe a inscrit dans son programme la mise en place d’une politique nataliste reposant sur des incitations financières pour la naissance des 2e et 3e enfants. Les résultats semblent d'ores et déjà prometteurs, puisque le premier ministre a pu annoncer, fin 2009, une augmentation considérable (cinq ans) de l'espérance de vie par rapport à son niveau de 2005. Ainsi, en 2009, la population russe a augmenté pour la première fois depuis 1995, sous l'effet conjugué depuis quatre ans d'une remontée de la natalité et d'une baisse de la mortalité29. Par ailleurs, le courant d’émigration en direction d’Israël, des États-Unis et de l’Allemagne, très important durant les années 1990, s’est aujourd’hui pratiquement tari et fut bien inférieur à certaines prévisions30.
Voir aussi : Russes
Religions[modifier | modifier le code]



La cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux de Moscou
Selon l'agence d'informations RIA Novosti, la Russie compterait 83 % de croyants, 7 % d'indécis et 10 % d'athées.
Chrétiens orthodoxes : 56,4 % (incluant les Vieux-croyants), dont 15 % se disent pratiquants.
Article détaillé : Église orthodoxe russe.
Musulmans : 8 à 15 % entre 11 et 22 millions31,32 (principalement sunnites, mais aussi avec une forte communauté soufie proche du chiisme au Daguestan).
Article détaillé : Islam en Russie.
Chrétiens protestants : 9 % (principalement luthériens et baptistes).
Bouddhistes : 2 % (essentiellement de tradition tibétaine).
Juifs : 2 % (incluant les orthodoxes et hassidiques).
Chrétiens catholiques romains et byzantins : 1 %.
Église apostolique arménienne : 0,8 %.
Source de ces informations33.

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